Notre voyage de noces en Inde et au Népal

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dimanche 18 novembre 2007

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Dimanche 18 novembre 2007

Delhi -> Paris

Embarquement à 1h50 dans un gros 747-400. Nous attendons des passagers qui ont eu du mal à passer la sécurité indienne et finissons par décoller vers 3h du matin. Longue journée ! Ca y est, notre voyage se termine...

Après quelques heures de vol, nous arrivons à Roissy où mes parents sont venus nous chercher. Il faut maintenant se réacclimater à la vie française...

samedi 17 novembre 2007

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Samedi 17 novembre 2007

Kathmandu -> Delhi

Lever tôt ce matin pour embarquer en direction de Delhi où nous arrivons vers 11h.

Nous trouvons à la sortie de l'aéroport des bureaux du gouvernement qui proposent un chauffeur pendant 8h et 80 km pour visiter la ville. On peut laisser les bagages dans la voiture, on se lance donc. Ce sera toujours mieux que de longues heures d'attente dans un aéroport pas très agréable.

On commence avec la visite de la tour de la victoire, 76 m de haut, construite pour commémorer l'arrivée de l'Islam en Inde. Les ruines de la mosquée attenante sont encore assez finement ciselées.

La tour de la victoire Les ruines de la mosquée Les ruines de la mosquée Les Indiens aiment être pris en photo avec nous

Nous découvrons ensuite le temple du lotus, construction de 1986, où chacun peu librement venir se recueillir, quelle que soit sa religion. C'est un bel exemple d'architecture moderne, et de respect.

Le temple du Lotus

Rapide arrêt à l'"India Gate", arc de triomphe local avant de se diriger dans le "Old Delhi". Ça grouille déjà plus et on quitte les grandes avenues bien propres pour les bazars en tout genre.

India gate

Le temps presse (eh oui, il y a beaucoup de bouchons ici aussi, surtout avec les feux de circulation qui restent 3 plombes au rouge), nous visitons donc rapidement la grande mosquée. C'est la plus grande d'Inde, toute rayée de rouge et de blanc. Elle est assez impressionnante.

La grande mosquée de Delhi Les bazars près de la mosquée Les bazars près de la mosquée

Nous enchaînons avec le "Red Fort", vaste mais un peu dépouillé par rapport à ce qu'il a dû être. Le crépuscule abrège malheureusement notre visite.

La muraille du Red Fort L'entrée du Red Fort Une salle des audiences

Nous demandons ensuite au chauffeur de nous conduire dans un quartier sur le chemin de l'aéroport où nous avons repéré un restaurant. Nous nous retrouvons d'abord dans un quartier chic, de grandes résidences avec gardiens. Et soudain on débouche sur une rue très à la mode avec des enseignes lumineuses dans tous les coins : Adidas, Benetton, Mac Do... Tous les gens branchés semblent s'être donné rendez-vous dans le coin. Finalement ce sera Pizza Hut et ses pizzas bien grasses pour notre dernier repas en Inde.

Le quartier branché

Retour à l'aéroport international vers 20h30, cette fois côté départs. Bien sûr il est encore trop tôt pour enregistrer, notre vol ne partant qu'à 1h20. L'attente commence. Une heure de retard vient s'ajouter aux 5 heures déjà prévues. C'est long... Mais on n'est pas les plus à plaindre : un vol initialement prévu à 12h est retardé à 4h ! Nous discutons un peu avec un Indien de Mumbai (Bombay) fan des Beatles.


vendredi 16 novembre 2007

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Vendredi 16 novembre 2007

Kathmandu

Aujourd'hui, c'est visite guidée de la ville avec un chauffeur et un guide francophone de l'agence.

Nous commençons par la Durbar Square de Patan, autre capitale concurrente de la vallée avec Bathakpur à l'époque où le Népal était constitué de multiples petits royaumes. Le style semble un peu plus uniforme, mais reste assez similaire. Nous visitons également 2 temples (dont le temple d'or) avec leurs petits jardins et stupas derrière. On y trouve les fameux moulins à prières et les lampes au beurre. Il y a aussi beaucoup de sculptures érotiques.

Boudha d'un temple de Patan Lampes au beurre Temple d'or Durbar square de Patan Durbar square de Patan Durbar square de Patan Durbar square de Patan Temple de Patan Statue de Boudha Sculpture

Au Népal, il y a un vrai mélange entre bouddhisme et hindouisme. Notre guide lui-même se considère des 2 religions.

Nous enchaînons avec le temple de Swayambudnath, le temple des singes. 365 marches mènent au sommet de la colline où l'on trouve un stupa, des tours, de nombreuses statues, un monastère... et des boutiques pour touristes. Il y a également de nombreux drapeaux à prière.

Statues de Boudha au pied de la colline L'ascension La vue sur Kathmandu Le haut du stupa Un temple d'or Le stupa Un singe Les moulins à prière actionnés par des Tibétains Des drapeaux à prière Des drapeaux à prière Des statues récentes

La visite se poursuit avec Pashupatina, temple hindou dans lequel nous ne sommes pas autorisés à entrer. Sur les bords de la rivière ont lieu des crémations avec différents emplacements selon les castes. Le rituel est similaire, mais pas tout à fait identique à celui que nous avons vu à Varanasi. C'est ici qu'ont été incinérés les membres de la famille royale tués en 2001 par le prince lui-même. Sur le site on trouve également plusieurs petits temples contenant des lingams, symboles phalliques.

Les crémations à Pashupatina Pashupatina Pashupatina Les symboles phalliques

Enfin nous allons à Bodnath, le plus grand stupa d'Asie (du monde ?). Déjeuner sur un toit-terrasse avec la vue sur le stupa. On retrouve le nez en forme de "1" népalais qui représente l'unité du pays, les deux yeux du Bouddha symboles de l'égalité et le troisième œil qui voit tout. Au dessus, les 13 étapes de la méditation avant d'atteindre le nirvana. Là encore les drapeaux à prière flottent dans le vent. Dans le quartier il y a beaucoup de réfugiés tibétains qui viennent prier en faisant 108 fois le tour du stupa, tout en égrainant leur "chapelet" et en tournant les moulins à prière. Sur le site, il y en a des plus ou moins gros, certains font plus de 2 m de haut !

Bodnath Bodnath Bodnath Un moulin à prière géant Bodnath Bodnath

Notre guide n'était pas exceptionnel, pas toujours très clair dans ses explications, mais on aura pu faire le tour des sites principaux.

À Kathmandu, on rencontre beaucoup de personnes avec des masques ou foulards pour se protéger de la pollution. Les pires à ce niveau-là sont quand même les groupes de touristes japonais !

La fin de l'après-midi est consacrée au shopping : bonnets, album photo en papier tibétain, pashmina... Pas toujours facile de marchander sans se faire avoir.

Dernier dîner italien avant le départ et pause Internet. Pas de nouvelles de Barbara pour éventuellement organiser quelque chose à Delhi. On avisera sur place !


jeudi 15 novembre 2007

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Jeudi 15 novembre 2007

Pokhara -> Kathmandu

Ce matin nous avons juste le temps de prendre notre petit déjeuner avant de monter dans un taxi prépayé pour le tout petit aéroport de Pokhara. Comme nous avons de l'avance, nous passons sur le vol précédent de la "Buddha Air", ce qui, retard compris, nous fera gagner 15 minutes. Nous embarquons dans un petit avion d'une vingtaine de places, et prenons comme on nous l'a conseillé un hublot côté gauche pour avoir la vue sur la chaîne himalayenne. Certes on est un peu loin, mais la vue est quand même sympa ! Environ 25 minutes après, nous atterrissons à Kathmandu. Le "baggage claim" des vols intérieurs mérite une photo. Après un finalement assez court marchandage, nous réussissons à trouver un taxi pour Thamel avec les 200 roupies données par l'agence qui ne pouvait se déplacer pour venir nous chercher.

Buddha Air Dans l'avion Vue sur l'Himalaya Vue sur l'Himalaya Baggage claim

Petite pause à l'hôtel où nous récupérons sans encombre notre valise puis départ pour visiter Durbar Square. Nous suivons pour y aller un itinéraire décrit dans le Lonely Planet et emprunté par un certain nombre de touristes. Nous découvrons ainsi quelques temples, stupas et rues plus ou moins animées.

Première pile de déchets Un stupa Enseigne de dentiste Une rue de Kathmandu Pile de déchets devant un temple Monastère Un poteau électrique

Arrivés à Durbar Square, nous visitons le musée de l'ancien palais royal, sans très grand intérêt (à moins d'être passionné par l'oiseau empaillé ou toutes les visites officielles des derniers rois du Népal), si ce n'est pour la vue sur Kathmandu depuis le 9e étage d'une des tours.

Nous passons ensuite un peu de temps au milieu des différents temples de la place. Petit passage aussi dans la maison de la Kumari, une fillette vénérée comme une déesse vivante jusqu'à sa puberté.

Durbar square Durbar square, le long du palais royal Durbar square, statue de Hanuman Durbar square, des temples Durbar square Durbar square Durbar square Durbar square

Nous cherchons ensuite l'association Pomme-Cannelle qui œuvre dans un quartier voisin d'après notre guide, mais sans succès. Tant pis, nous les contacterons depuis la France et nous parrainerons peut-être un de leurs enfants.

Un minaret

Retour à l'hôtel pour rencontrer une personne de Nepal Ecology Trek. Là nous apprenons que notre vol pour Delhi n'est plus dans l'après-midi comme prévu, mais à 9h30 le matin... Plus de 14h de transit à Delhi ! On va voir ce qu'on peut faire pendant ce temps, mais avec les bagages ce n'est pas gagné. Ça révèle quand même un manque d'organisation de l'agence, à qui nous ne ferons sans doute pas de don supplémentaire.

Nous allons dîner dans le resto coréen dont nous avons eu la carte pendant notre trek. Il est juste à côté de notre hôtel. Et là nous retrouvons toute l'équipe de Coréens rencontrée sur le chemin du ABC. Les retrouvailles sont assez brèves, mais très sympathiques ! Nous finissons par commander 2 plats "barbecue" : le bulgogi, du bœuf mariné dans une sauce à base de soja avant d'être grillé et un autre avec du porc directement grillé. Difficile de savoir comment s'y prendre pour manger... Le serveur nous explique et nous essayons tant bien que mal de nous en sortir en mettant viande grillée et accompagnement dans les feuilles de salade. Et avec les baguettes, c'est encore plus compliqué, surtout pour moi ! Heureusement, on avait un peu pratiqué la soupe avec le riz au camp de base du Machapuchare. La nourriture est un peu trop épicée à mon goût, mais Mathieu lui se régale.

Courte pause Internet dans Thamel et là nous tombons aussi sur les Italiens rencontrés pendant le trek. Décidément, c'est la soirée des retrouvailles.


mercredi 14 novembre 2007

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Mercredi 14 novembre 2007

Pokhara

Lever « tardif » et petit déj vers 7h30. On discute avec un Français qui a fait seul avec Nepal Ecology Trek le trek autour des Annapurnas. Il repart aussi en avion sur Kathmandu et via Delhi ensuite.

Départ pour deux heures de barque sur le lac Phewal. La vue sur les sommets est encore bien dégagée. On a même le reflet dans le lac quand il n’y a pas trop de vent. C’est agréable et on se relaie pour pagayer. Petite pause sur une île avec un temple qui ne vaut pas vraiment le coup.

Reflets de Annapurna II et IV Le lac Phewal Mathieu rame Cécile rame Le temple sur le lac

Déjeuner dans une café italien. Pizza pour Mathieu et pâtes pour moi. Leur crêpe au Nutella est bonne, mais de taille ridicule.

Nous louons ensuite des VTT pour aller dans la vieille ville de Pokhara. Ça monte pour y aller, et les jambes sont lourdes après le trek ! Difficile de s’y retrouver avec un plan pas assez détaillé et des rues dont le nom n’est pas affiché. On découvre une ville où il y a une vie en dehors des touristes, contrairement au quartier de Lakeside. Un premier petit temple au milieu des poteaux électriques, puis un deuxième dédié à Durga, plus grand, sur une petite colline. Apparemment des sacrifices d’animaux (poulets) s’y tiennent toujours tous les matins. Nous profitons juste de la vue sur la ville.

Lakeside Une maison Newar Temple hindou

On descend rapidement pour aller au musée international de la montagne. Bâtiment récent, il date de 2004. La visite est intéressante. Présentation rapide des ethnies du Népal, mais aussi d’ailleurs, la vie dans les montagnes (comparaison entre le Népal d’aujourd’hui et les Alpes d’il y a 50 ans, ça se ressemble !), les 14 sommets du monde au dessus de 8000 m, photos des premières expéditions qui ont conquis ces sommets (dont le premier, Annapurna I en 1950 par des Français qui ont bien failli ne pas revenir), quelques éléments de matériel de ces expéditions, toutes les poubelles qui ont été ramenées de l’Everest, la faune et la flore, sans oublier le yéti bien sûr !

Le musée international de la montagne En VTT

En sortant, nous avons le droit à un magnifique coucher de soleil sur toute la chaîne, du Daulaghiri au Manaslu en passant par les Annapurnas et le Machapuchare. C’est magnifique ! On a un bon point de vue, même s’il n’est pas très élevé.

Coucher de soleil Coucher de soleil

Retour à l’hôtel pour préparer un petit mot pour accompagner les pourboires du guide et du porteur. On prend un verre avec eux. Bassan n’est pas très chaud pour que Mathieu goûte au vin local, le raksi. Lui n’en prend pas car il a des problèmes d’estomac depuis 2 jours. Par contre il se lâche sur le rhum Népalais bien plus fort (43°) ! Mathieu réussi à négocier d’emporter la fin de son verre dans la bouteille, mais le porteur n’a pas cette chance. On leur donne quelques caramels du mariage. Nous apprenons qu’ils sont tous les deux mariés et ont chacun un fils. Pad Kumar vient aussi de l’est du pays. C’est apparemment leur dernier trek avant l’hiver, ils vont rentrer chez eux et cultiver leur champ. Ils ne font pas plus de 3-4 treks par an.

De nouveau, dîner à l’Everest Steakhouse.

Mathieu achète « Annapurna, premier 8000 ». La visite du musée nous a donné envie de le lire.


mardi 13 novembre 2007

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Mardi 13 novembre 2007

Gandruk (7h15) -> Birethani (~11h) -> Naya Pul (~12h30)

Dernier jour de trek. On replie pour la dernière fois nos duvets. La vue est de nouveau dégagée, le temps a l’air de bien s’améliorer.

Le chemin descend tranquillement vers Kimche puis Shiaoli Bazar. On se rend compte que les premiers jours de trek, on devait avoir des vues magnifiques, malheureusement cachées par les nuages.

Un porteur bien chargé Nous deux Les paysages en terrasse Des mules Une balançoire Cultures en terrasse Le shampoing Toujours des cultures en terrasse Une femme et son enfant

On continue vers Birethani, c’est presque une autoroute ! Il y a de plus en plus d’habitations et de gens dans les champs à moissonner le riz.

Une balançoire Le riz Moisson du riz Cactus

La journée est tranquille. Après le repas et une demi-heure de marche, nous arrivons à Naya Pul, où se termine notre trek. On a l’impression qu’il n’y a que quelques magasins et la route. Bassans veut nous négocier un taxi, mais apparemment c’est compliqué. On lui propose de prendre le bus, mais lui ne veut pas. Il finit par trouver un taxi qui accepte. Et là, c’est parti pour 40 kilomètres de route goudronnée, mais pleine de trous. La voiture, bien vieille, peine dans les côtes, mais on double quand même les bus. Le clignotant est accompagné de bips assez insupportables… Pour une fois que quelqu’un l’utilise ! Nous arrivons tant bien que mal à notre hôtel. On comprend mieux pourquoi les taxis demandaient au départ 1500 roupies, ce qui nous semblait cher. Il y avait quand même de la route.

Naya Pul Le taxi

Appel de l’agence de trek avec Bassan. La communication n’est pas bonne, mais apparemment pas de problème pour la nuit supplémentaire à l’hôtel. On devra juste se débrouiller pour aller en taxi à notre hôtel à Kathmandu. Ils ont même récupéré nos billets d’avion pour Delhi.

Douche bien chaude, puis une heure sur Internet : ça rame… Massage spécial trekkeur, mélange de thaï, ayurvédique et réflexologie. Assez énergique, mais agréable.

Dîner conseillé par le Lonely Planet à l’Everest Steakhouse d’un bon steak de buffle. C’est vrai qu’ils sont bien tendres et que c’est appréciable après un trek.


lundi 12 novembre 2007

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Lundi 12 novembre 2007

Chomrong (7h20) -> Kmrong Danda (~10h-~12h) -> Gandruk (~12h50)

La vue au réveil sur le Machapuchare, Annapurna South, Himchuli est vraiment sympa. Nous prenons notre petit déj, toujours vers 6h30, et « as soon as, to go » comme le dit si bien notre guide.

Le chemin commence par un peu de montée, avant d’enchaîner sur une longue descente bien raide vers Kimrong Khola, un petit village au milieu des cultures en terrasse au fond d’une vallée.

Maïs à sécher

Et c’est reparti pour une bonne heure de montée quasiment à pic pour rejoindre Komrong Danda. La vue est là aussi superbe, mais les sommets sont de nouveau dans les nuages. Les « cheese macronis » y sont excellents !

Pont Enfants népalais

Le chemin est ensuite quasiment plat (!!!) et moins d’une heure après, nous arrivons à Gandruk. Cette fois, nous avons vraiment l’impression d’un village où il y a une vie en dehors des trekkeurs. C’est un village gurung, disposé en petit hameaux autour du sentier principal. Bien sûr, on y retrouve des musées gurungs et un certain nombre de lodges, des constructions qui semblent plus solides que d’habitude. Nous avons même une chambre avec « private bathroom » ! Dommage, la douche n’est pas très chaude…

De jeunes porteurs Re-pont Gandruk

Sur le toit, à côté de notre chambre, des femmes trient du riz (à moins que ce ne soit une autre céréale ?). Certains enfants du coin sont malheureusement marqués par le tourisme et nous demandent de l’argent ou un « school pen ». Beaucoup ont de la morve qui leur coule du nez et ne semblent pas très propres. Il y a encore des progrès à faire niveau hygiène pour certains.

Après une petite balade dans le village, nous rentrons prendre un chocolat chaud (réussi cette fois, pas comme celui de Pokhara). Coucher de soleil sur la chaîne de montagnes et dîner avant d’aller nous coucher.

Maison Gurung Népalais devant l'horizon Poule et poussins Le village Cultures en terrasse Linge qui sèche


dimanche 11 novembre 2007

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Dimanche 11 novembre 2007

Himalayan Hotel (7h15) -> Sinuwa (~11h) -> Chomrong (~13h30)

En ce matin d’anniversaire de l’armistice, le ciel est de nouveau bien dégagé : c’est tout de même plus agréable ! Petit déj à 6h30, toujours le fameux « gurung bread with honey », pain soufflé, dont nous sommes devenus fans.

Nous refaisons le chemin à l’envers : Doban puis Bamboo et enfin Sinuwa où nous nous arrêtons pour déjeuner. Sur le chemin, nous croisons un singe dans les bambous. Il n’y pas trop de boue, juste ce qu’il faut ;o). A Sinuwa, nous retrouvons les Français Héléna et Jean-Luc qui voyagent aussi avec Nepal Ecology Trek. Nous nous suivons sur le chemin jusqu’à Chomrong où ils vont rester une journée avant de poursuivre sur Ghorepani.

Hot shower 1 Hot shower 2 Le Macchapuchare s'éloigne

Petit incident avec un Italien qui s’est fait voler sa lampe au ABC et à qui on a dit que le guide d’Helena et Jean-Luc l’avait prise. Forcément, ce dernier n’est pas heureux de se faire accuser… Et bien entendu, on ne saura sans doute jamais qui c’est.

Bonne descente suivie d’une longue montée de marches pour arriver jusqu’à notre lodge. J’en ai compté plus de 2100, plus ou moins régulières bien sûr ! A Chomrong il y a 17 lodges. Ils ne sont pas tous pleins bien entendu. Cette année il semble qu’il y ait de nouveau plus de touristes et de trekkeurs, ce qui explique que les lodges plus haut soient pleins. Ce n’était pas le cas avant cette saison.

Chomrong La descente La montée Des herbes qui sèchent Terrain de volley en altitude Décoration sur la porte de notre chambre

Nous apprécions vraiment une bonne douche bien chaude (c’est efficace le chauffe-eau solaire, ou alors ils utilisent autre chose). Notre chambre a une vue magnifique vers les Annapurnas, dommage qu’il y ait de nouveau des nuages. Nous ne sommes pas au même lodge que les Français mais prenons un thé avec eux. Nous retrouvons à nouveau le groupe des Allemandes.

Ayant pris de l’avance sur notre programme, nous avons décidé d’écourter notre trek pour profiter d'une journée supplémentaire à Pokhara. Ca ne semble pas poser de problèmes, mais une fois encore, difficile d’être sûrs…


samedi 10 novembre 2007

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Samedi 10 novembre 2007

MBC (5h30) -> ABC (7h -8h) -> Himalayan Hotel (13h)

Réveil à 5h et depart dans la nuit vers l’ABC. Guide et porteur progressent sans aucune lampe torche ! Le ciel est pleinement dégagé (yeees ! Vue la météo des derniers jours, ça n’était pas gagné, on est vernis !). On peut admirer les étoiles limpides dans la nuit noire.

Progressivement, alors que nous avançons, le ciel s’éclaire allant du noir au bleu nuit au bleu foncé... Nous ratons de peu le lever du soleil sur Annapurna I alors que nous pénétrons dans le sanctuaire. Mais aucun regret, il n’y a pas un nuage et une fois le sanctuaire atteint, le panorama complet de la chaîne des Annapurnas s’offre à nous.

Les tous premiers rayons du soleil Annapurna I - 8091 m Encore le Macchapuchare Deux randonneurs Quelques drapeaux de prière au sanctuaire Suite du panoramique L'équipe au complet Annapurna I - 8091 m Annapurna South Himchuli

On retrouve l’Italien qui a passé la nuit dans l’ABC pour tenter de voir les montagnes une journée de plus. Petit déjeuner sur place, encore des photos, puis nous entamons la descente vers MBC.

Début de la descente La descente continue

Le temps de faire le sac et ranger les affaires, nous repartons de suite pour Deurali où nous déjeunons alors que la grêle se déchaîne au dehors. Eh oui, en l’espace de quelques heures et de quelques kilomètres, la météo change du tout au tout, c’est aussi ça la montagne !

Averse de grêle

Descente vers l’Himalayan hotel où nous passerons la nuit. La grêle redouble de puissance alors que nous arrivons. Toilette expéditive dans la chambre, à l’aide des lingettes. Dur de se réchauffer... Direction le dining hall, pas de groupe pour le moment, juste des voyageurs individuels. Le heater (une sorte de réchaud au fuel, placé sous la grande table pour réchauffer les treckers) se fait attendre, mais finit par arriver.

Toujours pas de groupe, mais un Français seul qui a fait le Tibet avant. Apparemment ce n’est pas facile là-bas car il faut un permis, voire même plusieurs, dès qu’on veut aller quelque part.

Les soupes arrivent avant nos plats comme nous l’avons demandé, ça nous étonne presque ! Nous sommes couchés à 19h15, de plus en plus tôt !

On se sent tout petit à 4000 m (4130 m plus précisément) au milieu des sommets de 7000 à 8000 m... Le paysage était vraiment grandiose et magnifique ! On gardera de belles images plein la tête.


vendredi 9 novembre 2007

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Vendredi 9 novembre 2007

Himalayan Hotel (7h) -> MBC (10h15) <-> ABC (1h20 de montée, ~50 min de descente)

Ce matin le ciel est enfin dégagé ! Départ à 7h. Une bonne heure pour Deurali : le chemin est plus agréable, sec et surtout il monte plus progressivement. On ne descend pas une tonne de marches pour rien ! Notre porteur est de nouveau parti en éclaireur. Apparemment Bassan a vraiment peur qu’il n’y ait pas de place, surtout avec le mauvais temps des jours précédents. Cette nuit les deux lodges étaient pleins à l’Himalayan Hotel.

Environ deux heures pour continuer jusqu’au MBC. L’altitude commence à se faire sentir (on est entre 3200 et 3700 m), on marche un peu moins vite pour ne pas être complètement essoufflés (surtout Mathieu ;o)) et il fait plus froid. Il y a même un peu de neige sur le bord du chemin. On endure nos polaires. Un chien nous suit pendant un petit moment.

Mathieu Cécile

Malheureusement, en arrivant à 10h15 au MBC le ciel commence déjà à se couvrir de nuages... Le temps de prendre le lunch (et oui, déjà !), et on se retrouve sous de petites chutes de neige. Pas la peine de monter jusqu’au ABC, de toute façon on ne verra rien !

Des tentes au MBC Dernière éclaircie avant la neige La neige qui fond Chute de neige

On verra si ça se dégage plus tard dans l’après-midi, mais on n’y croit pas trop après la météo des jours précédents. On espère surtout que ce sera de nouveau dégagé demain matin, ce serait vraiment dommage sinon. On essaiera de partir bien tôt, car il semble y avoir moins de nuages le matin. Et il paraît qu’il faut profiter du lever de soleil. On va déjà voir si on s’habitue bien à l’altitude : c’est la première fois qu’on va aussi haut et aussi longtemps (nuit à 3700 m).

On retrouve le groupe des Allemandes et celui des Coréens, et des Français. Malheureusement, deux d’entre eux n’ont une chambre que dans un gîte plus bas et il ne peuvent même pas prendre le repas avec nous. Leur porteur vient les chercher : il faut rester dans son gîte, sinon pas de chambre ! Sans doute parce que les chambres ne sont vraiment pas chères et que les marges se font sur les prix des repas.

Temps gris puis chutes de neige jusqu’en milieu d’après-midi. Vers 15h, éclaircie inespérée qui laisse entrevoir le sommet du Machapuchare. On sort pour voir ça de près, puis on entame le sentier qui mène vers l’Annapurna Base Camp (ABC) pour obtenir une meilleure vue. Plus on progresse, plus le ciel se dégage jusqu’à une pierre portant l’indication « ABC 1 hour ahead ». On pousse encore un peu jusqu’à apercevoir le camp de base à l’horizon. On se décide alors à aller jusqu’au bout pour profiter de la vue partiellement dégagée, une occasion qui ne se représentera peut-être pas demain ! On prend en photo tout ce qui dépasse des nuages, notamment un Machapuchare teinté du soleil couchant.

Devant le Machapuchare Arrivée au ABC Le Machapuchare Toujours le Machapuchare avec le coucher de soleil

Retour à MBC juste à la tombée de la nuit. On croise Padd Kumar notre porteur en bas du chemin, Bassan notre guide l’a envoyé à notre recherche pendant que lui faisait le tour des lodges du MBC. Je crois que notre petite excursion surprise l’a bien stressé.

Le soir on retrouve les Coréens dont notre ami qui tient à nous faire partager leur repas : j’en demandais pas tant ! On n’a encore rien mangé et ça a l’air succulent : carottes en beignets, aubergines, concombres en sauce, pas mal de crudités, une soupe un peu épicée dans laquelle on peut tremper le riz gluant. Le chef cuisto nous remet la carte d’un resto coréen authentique à Kathmandu dans le quartier de Thamel. On testera ça de retour du trek.

La salle à manger Dodo dans le froid


jeudi 8 novembre 2007

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Jeudi 8 novembre 2007

Sinuwa (7h30) -> Doban (~10h30) -> Himalayan Hotel (~13h)

Départ à 7h30 pour Bamboo puis Doban et l’Himalayan Hotel. Notre porteur part en éclaireur pour réserver une chambre au cas où il n’y aurait pas assez de place. Aujourd’hui il y a moins de montée-descente que les jours précédents. Par contre nous avons le droit à quelques averses et de la boue. Nous enfilons k-way et poncho alors que notre guide se contente d’un parapluie. Le sentier est toujours assez emprunté et bien entretenu. Bamboo porte bien son nom, les bambous y poussent en nombre. La vallée est plus encaissée, il y a quelques cascades.

Cultures Bambous Encore un pont La vallée est plus encaissée La jungle L'Himalayan Hotel

La journée est tranquille avec seulement quatre heures de marche. Finalement on avait le temps hier ! Nous retrouvons les Italiens qui décident de poursuivre jusqu’à Deurali, voire même au Machapuchare Base Camp (MBC). Lui tient vraiment à voir ses montagnes !

Les guides et porteurs mangent toujours ensemble le soir, après nous, et toujours le même plat, le dhal bat. Cet après-midi ils jouent au « carom », une sorte de billard népalais avec des palets que l’on fait glisser à la main sur un plateau en bois recouvert de craie. Il y a quelques éclaircies mais encore beaucoup de nuages et de petite pluie.

Rencontre dans le « dining hall » avec un groupe de huit Allemandes (de la région d’Hambourg) et un autre groupe de cinq Coréens vivant aux États-Unis à Chicago (depuis plus de 30 ans). Les Coréens ont porteurs, guide et leur chef cuisto attitré qui ne leur prépare que des plats coréens ! Bouddhistes pratiquants, ces drôles d’oiseaux mettent l’ambiance : les quelques bouteilles de whisky qu’ils ont enfilées doivent aider un peu. Quand ils apprennent que c’est notre voyage de noces, trois d’entre eux viennent tour à tour longuement discuter avec nous : on comprend alors l’importance que revêt le mariage dans leur culture... Importance de concevoir un bébé lors de la lune de miel, importance d’avoir un garçon, croyance dans la création et non l’évolution, etc. Échange de mails afin de demander plus d’informations sur cette curieuse spiritualité bouddhiste.


mercredi 7 novembre 2007

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Mercredi 7 novembre 2007

Landruk (7h15) -> Jhinu/Hot Springs (9h15-12h) -> Sinuwa (14h45)

Lever vers 6h : ça va, nous avons eu bien chaud dans nos duvets ! Petit déjeuner vers 6h30 : au menu pancakes et œufs, la nourriture dans les lodges n’est pas mauvaise.

Départ vers 7h15 pour une journée de marche que le guide annonce plus difficile ! Pourtant dans le Lonely Planet ils font une étape plus longue. On commence par une descente vers la rivière. Aujourd’hui ce n’est pas glissant, c’est plus agréable. Nous traversons quelques ponts suspendus ou planches de bois. Nous remontons un peu, et vers 9h15 arrivons près d’un endroit où il y a des sources d’eau chaude. Après une courte descente, nous découvrons 3 bassins amménagés. L’eau y est à température iéale ! Nous n’avions malheureusement pas prévu les maillots de bain, du coup ce sera en sous-vêtements. Ca vaut quand même le coup ! On se détend et on en profite aussi pour se laver à l’eau chaude. Ça nous fera une vraie douche au moins une fois pendant le trek.

Une cascade Mathieu devant un pont Les sources d'eau chaude

À la remontée vers 11h, déjeuner. Les pâtes sont bonnes. Ici on mange très tôt le midi, on est décalés.

Nous entamons ensuite un immense escalier. Plus d’une heure de montée de marches plus ou moins hautes, plus ou moins droites, histoire de bien casser le rythme ! On monte quasiment à pic.

Nous arrivons à Chomrong, étape à l’origine prévue pour que nous y passions la nuit. Finalement ce n’était pas si terrible que ça, il est tout juste 13h. L’étape du lendemain nous semble plus longue (données en 2 jours par le Lonely Planet), du coup nous demandons à notre guide de pousser un peu plus loin. Apparemment ce n’était pas vraiment prévu, mais il n’est pas contre. Enfin, la communication étant un peu difficile, on a du mal à savoir si c’est quand même gênant ou pas. Bassan (notre guide) part devant nous pour aller réserver une chambre car on vient de voir des groupes partir et il a peur qu’il n’y ait plus de place. Ce serait dommage de devoir rebrousser chemin une fois là-bas ! Nous poursuivons donc avec le porteur. Et c’est parti pour une bonne descente d’escalier, suivie bien sûr d’une montée encore plus longue ! Nous commençons à avoir quelques bambous et rhododendrons sur le chemin.

Bambous et bananiers Le plan de notre trek

Arrivée vers 14h45. Finalement il y avait de la place, on était même les premiers au petit lodge. Nous rencontrons deux Français qui ont déjà fait un mois de trek et deux Italiens en voyage en Asie pour 5 mois.

Un tout petit coin de montage se dégage, mais on n’aperçoit pas grand chose. On espère que ce se sera mieux plus haut... Dans le lodge un petit chat apprécie de se rouler en boule sur nos jambes. Ça nous réchauffe aussi. Dîner à 17h45.


mardi 6 novembre 2007

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Mardi 6 novembre 2007

Pokhara -> Phedi (7h40) -> Deurali (~11h) -> Landruk (13h50)

Petit déj à 6h15, notre guide et notre porteur se font un peu attendre et nous ne partons en taxi pour Phedi qu’à 7h. Pas de regret car le trajet en bus local aurait été deux fois plus long. Début du trek à 7h40 : on se demandait comment notre porteur allait s’arranger du sac marin, héritage de mon service militaire, pas pratique à porter sur une longue distance. Finalement il sangle notre sac avec son propre sac à dos à l’aide d’une corde, corde reliée à une sorte de bandeau venant se placer contre le front. Étrange dispositif, mais semble-t-il efficace.

Notre porteur et son dispositif

Ça démarre raide avec une montée d’une heure le long d’un interminable escalier de pierre. Déjà les choses sont claires : Cécile et moi sommes bien essoufflés, notre guide nous gratifie généreusement d’une pause de 5 minutes. On sait déjà qui sera le facteur limitant dans la vitesse de notre ascension.

Vue du départ après la première montée

Fait marquant : dans chaque village, des enfants se groupent et font barrage sur le sentier, entonnant un chant en népali, une corbeille de fleurs à leurs pieds : ils demandent un petit geste pour la préparation du grand festival à venir. Amusant la première fois, agaçant au 12e barrage. Et ils ne vous laissent pas facilement passer si vous ne donnez rien ou trop peu !

Des enfants nous barrant le chemin

Traversée de Dhampus, Deurali, Tolka et arrivée à Landruk peu avant 14h. Repos car les jambes ont souffert lors de cette première journée. Les quelques gouttes de pluies auxquelles nous avons eu le droit après déjeuner ont rendu les descentes difficiles et glissantes tant les pierres deviennent lisses. Cécile a chuté à 2 reprises et notre guide lui a confectionné un bâton de fortune.

Des monuments funéraires Premier pont suspendu Les cultures en terrasse

La météo n’est pas clémente est les sommets restent perdus dans les nuages. On croise les doigts pour que le ciel se dégage d’ici la fin du trek.

Nous avons seulement brièvement aperçu le Machapuchare ou Fishtail (queue de poisson), montagne sacrée interdite à l’alpinisme. Sa forme triangulaire est caractéristique et très reconnaissable.

La bonne nouvelle du jour, c’est que je n’ai pas eu d’ampoules dans mes chaussures, même pas mal aux pieds : une grande première !

Nous avons rencontré un poste de garde maoïste, qui se distingue des autres maisons uniquement par ses drapeaux rouges. Nous sommes bien entendu passés à caisse (1000 roupies pour 2 soit environ 12 euros) et nous avons récupéré le reçu qui nous servira à justifier de notre « don » par la suite. Au Népal, il y a une sorte de racket organisé avec des donations obligatoires que l’on note dans un cahier. Nous avons ainsi dû payer pour une école, sans être bien certains que ce sera bien utilisé pour ça ensuite.

A midi, premier dhal bat, riz accompagné de lentilles et légumes (la nourriture quotidienne des guides et porteurs), pour moi, pâtes aux sardines pour Mathieu.

Pause dans un lodge

Le lodge est mieux que nous nous y attendions. Il y a des chambres séparées avec 2 lits (avec matelas, drap et oreiller !), une grande salle commune où l’on prend les repas et des toilettes et douche en dur. Le soir nous rencontrons deux Françaises et un Anglais qui sont depuis un mois au Népal. Ils nous parlent de leur expérience, notamment un trek sous tente au cours duquel ils ont eu l’occasion de se rapprocher de la population locale. Il y a aussi plusieurs autres Français dans le même lodge.

Notre chambre

Repas de momos et pizza à 18h30 et coucher à 19h20, comme les poules ! Faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à faire de nuit dans le froid, et on a quand même fait une bonne journée de marche. Cette nuit, premier test des duvets : il ne faut pas qu’on ait froid, sinon ça risque de poser problème pour la suite du trek en altitude…


lundi 5 novembre 2007

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Lundi 5 novembre 2007

Kathmandu -> Pokhara

Départ à 6h30 ce matin après un petit déjeuner pancake. Nous laissons la valise et quelques affaires à l’hôtel. Nous rencontrons notre porteur, Pad Kumar, pas très grand mais très souriant.

En allant à pied à l’arrêt de bus, nous croisons des enfants des rues qui dorment serrés les uns contre les autres sur le trottoir. Apparemment il y en a beaucoup ici. Peut-être que nous parrainerons l’un d’entre eux avec une association humanitaire ?

Départ du bus touristique à 7h. L’état du car est assez moyen, mais ça pourrait être pire. Et c’est parti pour quelques heures de route ! Le paysage est vallonné, très vert. Il y a beaucoup de cultures en terrasses, de rizières, de bananiers. Sur le chemin on trouve beaucoup de petits villages avec des maisons en dur (béton, brique, bois, toits en tôle ou de chaume). La route est bien cabossée par endroits, mais ça ne va pas jusqu’à nous faire descendre du bus pour passer sans encombre comme à Madagascar. Nous croisons quelques accidents, proportionnellement plus qu’en Inde, et beaucoup de contrôles et péages sur la route. Apparemment certains sont liés à des jeunes qui demandent de l’argent à l’occasion d’un festival. Nous faisons 2 arrêts en route pour le petit déjeuner et le déjeuner.

Nous arrivons à Pokhara vers 14h15. 7 heures 15 minutes : pas mal pour 200 km ! Notre guide négocie ensuite un taxi pour nous amener à notre hôtel au bord du lac Phewal Tal. Grâce à lui nous évitons les nombreux rabatteurs. L’hôtel a l’air calme.

Petit briefing avec le guide pour demain puis achat de pastilles pour purifier l’eau (on s’est fait avoir sur le prix, faut dire qu’on n’a pas l’habitude de marchander dans une pharmacie !).

Balade au bord du lac. On voulait prendre un bateau pour une heure, mais la pluie nous en dissuade. Du coup on flâne un peu au milieu des très nombreux magasins pour touristes (un peu comme dans Thamel). On squatte devant un ordinateur avant de se prendre des muffins -vraiment copieux la « German bakery »- et des chocolats chauds qui ressemblaient plus à des cafés...

Le lac sous la pluie

Retour à l’hôtel pour récupérer pulls et ponchos. Dîner au MoonDance : momos pour moi, et steak (ça faisait longtemps !) pour Mathieu. Rassurez-vous c'était du buffle, on n'a pas fait de sacrilège en mangeant de la vache sacrée !


dimanche 4 novembre 2007

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Dimanche 4 novembre 2007

Varanasi -> Kathmandu

Nous commençons la journée par deux heures de bateau jusqu’à Assi Ghat, puis en remontant jusqu’au grand ghat de création. Notre batelier est un jeune de 20 ans qui nous dit travailler depuis déjà 10 ans. Apparemment il paie une location mensuelle de 1000 roupies pour le bateau, ce qui ne nous paraît pas si énorme sachant que pour les touristes une heure coûte 100 roupies. Mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de concurrence et que chacun est assigné à un ghat particulier pour la prise des passagers, à moins d’avoir pris un rendez-vous à l’avance. Il chique du masala.

Un sadhu L'agitation Une bougie qui flotte Des sadhus ? Et une bonne douche à l'égout ! Cécile Mathieu

Petit déjeuner puis départ pour l’aéroport à 9h30. Le taxi se traîne, on fait au maximum du 50 à l’heure, et il freine dès qu’on croise quelqu’un. Après 15 jours en Inde, on s’est habitués à la circulation et on croit qu’on conduirait mieux que lui.

Difficile de trouver où faire la queue dans cet aéroport pourtant tout petit. On passe successivement à plusieurs comptoirs : sécurité bagages en soute, enregistrement, formulaire de départ de l’Inde, douanes, sécurité passagers, sécurité bagages à main. Ouf ! Mais ce n’est pas encore fini : il nous reste à sortir dehors pour aller identifier nos bagages en soute. Étonnant, mais finalement plutôt rassurant.

Le vol est rapide, environ 45 minutes, et nous n’avons que 30 minutes de retard. À l’arrivée à Kathmandu nous faisons faire les visas pour le Népal. Ça ne nous prend pas beaucoup de temps, c’est juste histoire de payer 60 $. Nous récupérons nos bagages.

Nous retrouvons bien des personnes de Nepal Ecology Trek venues nous chercher. On apprécie toujours autant d’avoir quelqu’un à l’arrivée. Nous avons même le droit aux fameux colliers de fleurs de bienvenue.

L’hôtel est assez calme, bien que situé dans le quartier touristique et animé de Thamel. Nous payons le trek comme convenu et reparlons des billets d’avion pour le retour. Nous profitons de la fin d’après-midi pour faire un tour dans Thamel : retrait de roupies népalaises, achat d’un petit sac-à-dos de rando pour Mathieu et de quelques vivres pour le trek.

Thamel

Nous retrouvons de nouveau des personnes de l’agence et faisons connaissance avec notre guide Bassan. Il semble sympathique. Il y a un problème avec nos billets d’avion : ils sont un peu plus chers que prévu, et surtout ce n’est pas le vol convenu. On pense qu’ils n’avaient pas réservé comme ils nous l’avaient dit. En plus ils veulent nos passeports pour récupérer les billets d’avion, ce qui voudrait dire les leur laisser pendant toute la durée du trek. Alors c’est franchement NON ! Ils vont essayer de récupérer les billets avec les photocopies uniquement, sinon on fera ça à notre retour de trek. Bof bof tout ça… J’espère qu’il n’y aura pas de problème avec l’avion !

Nous dînons dans une trattoria proche de l’hôtel (eh oui, c’est ça d’avoir un mari fan de cuisine italienne !) : bruschetta, lasagnes, spaghettis, boulettes, tiramisu (pas terrible), crème caramel.

Premières impressions concernant le Népal : c’est plus vert et il y a plus de relief, du moins dans la région où nous sommes. Il y a beaucoup de petits immeubles dans Kathmandu et les endroits où nous sommes passés semblent un peu plus propres qu’en Inde. On rencontre moins de vaches dans les rues. Et surtout, grande différence avec l’Inde, on n’hésite pas à rentrer dans un magasin juste pour demander un prix. On se sent moins assaillis.